Opérateurs
Où ouvrir un compte ? La méthode, pas un classement.
Ce site ne classe aucun opérateur et ne touche rien d'aucun d'eux. Voici comment vérifier par vous-même une banque, un courtier ou un assureur.
1. Pas besoin d'agence : comparez les frais
Le même type de placement existe en agence et en ligne. Ce qui change, ce sont les frais, prélevés chaque année que les marchés montent ou baissent. Ils figurent dans la grille tarifaire et le document d'informations clés de chaque contrat.
Frais sur versements Assurance-vie, PER
En agence souvent 2 % à 4 % de chaque versement
En ligne souvent 0 %
Frais de gestion du contrat Assurance-vie, PER
En agence souvent 0,75 % à 1 % par an
En ligne environ 0,5 % par an
Frais des placements Toutes les enveloppes
En agence fonds maison souvent au-delà de 1,5 % par an
En ligne ETF : environ 0,2 % par an
Droits de garde PEA, compte-titres
En agence jusqu'à 0,4 % par an sur un PEA
En ligne souvent 0
Frais de courtage PEA, compte-titres
En agence jusqu'à 0,5 % par ordre en ligne sur un PEA
En ligne souvent quelques euros, voire rien
Frais de transfert PEA
En agence jusqu'à 15 € par ligne, 150 € au plus
En ligne parfois pris en charge par le nouvel établissement
Ordres de grandeur observés en 2026, pas des moyennes ; les plafonds légaux viennent du référentiel des règles. Un exemple chiffré : carte 1 du tutoriel.
2. Vérifier l'agrément, en deux minutes
- Cherchez le nom exact de l'établissement sur le REGAFI : banques, courtiers et, depuis juillet 2026, assureurs autorisés en France.
- Pour un conseiller ou un intermédiaire, cherchez son numéro sur l'ORIAS.
- Vérifiez qu'il ne figure pas sur les listes noires de l'AMF.
- Comparez l'adresse du site et le numéro de téléphone avec ceux du registre : les escrocs copient souvent le nom d'un établissement connu.
3. Regarder d'où il vient
Un établissement agréé dans un autre pays de l'Union européenne peut vous proposer ses services en France. C'est légal, mais ce sont les garanties de son pays qui s'appliquent.
- Espèces déposées dans une banque : 100 000 € partout dans l'Union.
- Titres qui ne pourraient pas être restitués : 70 000 € en France, mais seulement 20 000 € au minimum dans l'Union.
La fiche du registre indique le pays d'origine. D'autres indices de solidité, sans valeur de garantie : l'ancienneté de l'établissement et la taille du groupe auquel il appartient.
4. S'il fait faillite
- Vos titres restent à vous. Ils sont séparés des comptes du courtier et doivent vous être restitués. S'ils ne peuvent pas l'être, le FGDR indemnise jusqu'à 70 000 €.
- Vos espèces déposées dans une banque sont garanties jusqu'à 100 000 € par banque.
- Votre assurance-vie est garantie par le FGAP jusqu'à 70 000 € par personne et par assureur.
5. La solidité d'un assureur : le ratio de solvabilité
Chaque assureur publie une fois par an un rapport sur la solvabilité et la situation financière, sur son site. Le chiffre clé est son ratio de solvabilité : ses fonds propres rapportés au capital exigé pour résister à un choc extrême.
- Le minimum légal est de 100 %. En dessous, l'autorité de contrôle intervient.
- Plus le ratio est élevé, plus le coussin de sécurité est épais. Regardez son évolution sur plusieurs années plutôt qu'un seul chiffre.
- C'est un indice, pas une garantie : la protection reste celle du FGAP.
6. Reconnaître une arnaque
- un rendement élevé présenté comme « garanti » ou « sans risque » ;
- un appel, un courriel ou un message sur un réseau social que vous n'avez pas demandé ;
- de l'urgence : « l'offre expire ce soir », « places limitées » ;
- un virement vers l'étranger, vers un particulier ou en cryptomonnaies ;
- une demande de vos codes d'accès bancaires ou de prise en main à distance de votre ordinateur ;
- un nom connu, mais un site ou un numéro légèrement différents.
Au moindre doute, ne versez rien et appelez l'AMF Épargne Info Service au 01 53 45 62 00, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 (source).
Pour aller plus loin : carte 12 du tutoriel · REGAFI et FGDR dans le glossaire.